Coming Soon

A Game You Just Can't Win
Francisco Gonzales

2017

BREAK(FEAST)
Lauren Coullard

Terrasse 2017 –
Alfredo Aceto, Virginia Ariu, Diego de Atucha, Josse Bailly, Rose Ballmer, Jacques Bonnard, Paul Bonnet, Fabian Boschung, Noémie Boulon, Francesco Cagnin, Corentin Canesson & Damien Le Dévédec, Loucia Carlier, Christophe de Rohan Chabot, Lorraine Châteaux, Adrien Chevalley, Aisha Christison, Philippe Decrauzat, Nicolas Degrange, Basile Dinbergs, Natacha Donzé, Guillaume Ehinger, Lucas Erin, Agnès Ferla, Pierre Girardin, Gitte Hendrikx, Simone Holliger, Thomas Jeppe, Thomas Koenig, Stéphane Kropf, Elise Lammer, Tristan Lavoyer, Renaud Loda, Francois Mark, Guy Meldem, Guillaume Pilet, Sabrina Röthlisberger, Jessica Russ, Matthias Sohr, Sylvain Croci-Torti, Sébastien Verdon, Paulo Wirz, Alicia Zaton...

C.R.P.
Damián Navarro

andcl
Romain Hamard

Social Club
Lucas Uhlmann

"I love it like I love things you maybe shouldn’t love"
Aline Acevedo
Arnaud Barras
Flurina Casty
Céline Heini
Hlengiwe Lushaba Madlala
Simon Lyxzen

free time
Demelza Watts

You make the program of life, you make the program
Real Madrid

Terrasse 2013 – 2017
Mixed media, 300 × 300 × 125 cm, 2017


2016

Cluster
César Chevalier
Noémie Vulpian

omni / snippet
Jérôme Baccaglio et Guillaume Dénervaud

Henry Codax
Henry Codax

Autonomous Device
Sarah Margnetti

Suite
Nicolas Degrange

press the light :
start the show

Antonin Fassio

Scenes from Salad
Jean–Charles Delarue

2015

Death of the Shambls
Alfredo Aceto, Anonymes, Jérôme Baccaglio, Josse Bailly, Emile Barret – Maya Rochat, Céline Burnand, Mathieu Cart, Guillaume Ehinger, Giulia Essyad, Loren Kagny, Yan-Luc Ming, Emanuele Marcuccio, Sophie Nys, Pierre Vadi, Gaia Vincensini, Jodie Zbinden

1
Robin Lebey

Guitare, Tanpura et Tabla électronique.
Myriam Stamoulis

62 clous
Jean-Luc Manz

En territoire ennemi (waste session), 2015
284×255 cm
Huile sur toile
Mathieu Dafflon

Concert & Poster
Simon Rivière

CCI
Thomas Baud, Giulia Essyad, Thomas Koenig, Thomas Vogel, Laura Zalewski & Guillaume de Nadaï
.
15.09 – 12.11.2017
BREAK (FEAST)

Lauren Coullard

credits photo: Frédéric Gabioud, Paul Nicoué
FR
Lauren Coullard: Les histoires chanceuses

Il arrive que l’on soit chanceux, que de petits miracles imprévus adviennent dans le cours sinueux de l’existence. L’un de ceux-là fut ma rencontre avec Lauren Coullard, et presque immédiatement ensuite de son art, à peu près au moment exact où il naissait. Peu après encore un nouveau miracle arrivait — l’époque n’en était pas avare — : Lauren Coullard se mettait à peindre. Soudain, sur la table, comme parachutées d’une contrée invisible où elles avaient gentiment attendu d’éclore comme de petits feux d’artifice sereins, les premières peintures de Lauren Coullard. On a envie de dire : pouf, comme ça.

Si le monde faisait plus attention aux choses importantes, il aurait fait comme nous le fîmes : regardé, admiré, applaudi intérieurement, chuchoté notre admiration en prenant soin qu’elle n’entende pas trop, pour la laisser faire tranquillement ce qu’elle ferait toujours de mieux : peindre, sans écouter l’avis de quiconque, parce que la vérité, c’est que personne n’a rien à lui dire sur ce qu’elle doit ou ne doit pas faire. Après tout, c’est une artiste.

Les mois et les années suivantes ont été et continuent d’être une suite de joies renouvelées, chaque fois qu’apparaissent devant nos yeux les modestes et zigzagantes épiphanies de joie, de couleur, de motifs narratifs personnels qui reviennent plus ou moins densément selon les périodes — personnages dans la nature, activités humaines, végétations, quelques chevaux, portraits brillants de talent qui ont comme décomposé la figure pour la recomposer avec uniquement ce qui amuse ou intrigue la peintre, dont il ressort de petites merveilles de regard, d’humour, de justesse picturale et d’énergie vitale —, ou les signes abstraits de séries récentes, superbes grands formats colorés, joyeux et en paix, qui ont la rapidité du gribouillis et la perfection de l’harmonie de couleurs.

Car en fait, il faut bien le dire, l’antinomie usée qui oppose l’abstrait au figuratif comme d’autres opposeraient l’âme au corps, outre qu’elle réduit énormément la peinture, trouve chez Coullard une preuve de plus qu’à la fin, que l’on y reconnaisse ou non des gens, des pommes, des chats, ou que l’on n’y voie que lignes et tons, ce sont toujours, plus ou moins, des histoires qui passent, des narrations qui se suggèrent — certaines plus lisibles et d’autres plus subtiles. Alors parfois tout se mêle à tout, les frontières se défont sous le pinceau, au sein d’une scène représentée on voit une chose, et cette chose, c’est quoi ? Eh bien finalement de la couleur, des traits, un mouvement, de la peinture à l’huile, un coup de brosse : et rien à en tirer de plus, rien de moins.

Comme des histoires elle n’en manque pas, c’est encore une histoire qu’elle nous raconte aujourd’hui, à Silicon : dans BREAK(FAST), nous sommes, vous êtes, dans un bol de céréales ! Alors, en référence rêveuse aux bols de porcelaine du XVIIIe siècle, qu’ornaient des décors intérieurs, voici une belle frise à dragons, comme vue depuis l’intérieur du bol. Et puis, parce qu’une rêverie rebondit sur l’autre, surgissent les souvenirs des boîtes de céréales mexicaines : les photos des boîtes mexicaines se font imprimer puis coller sur des boîtes françaises, sur ces collages vient la peinture, et voilà : des boîtes de céréales dans le grand bol de céréales, des peintures dans l’installation, ou bien une grande peinture qui est aussi un grand bol de céréales. Et puis, la boule de billard de la rêverie fait encore un rebond par une élégance fantasmée de XIXe siècle, aperçoit Dorian Gray, et voilà : le personnage de Wilde prend son petit-déjeuner, ou bien il l’a pris tout à l’heure, ou bien il s’apprête à le prendre, en tout cas, là, regardez : brodée de ses initiales, il nous a laissé sa serviette.

Le petit ballet est en place, il ne tient qu’à nous de danser.

Jérémie Grandsenne

EN
Lauren Coullard: The Lucky Stories

Sometimes we’re lucky, sometimes small unforeseen miracles happen in the sinuous course of life. One of these was my meeting with Lauren Coullard, and almost immediately afterwards with her art, at about the exact moment it was starting to get born. Shortly then a new miracle - these were sumptuous times : Lauren Coullard started to paint. Suddenly, on the table, as airdroped from an invisible country where these sort of serene fireworks had been nicely waiting to hatch, Lauren Coullard’s first paintings. Just like that.

If the world was paying more attention to what matters, it would have done the same thing as we did: watch, admire, silently applause, and whisper our admiration, carefully making sure that she was not hearing too much, to let her do what she does best: paint, without listening to anybody’s opinion, because the truth is that no one has anything to tell her about what she should or should not to do. After all, she's an artist.

The following months and years have been and keep being a long way of recurring delights, everytime appear the modest and zigzagging epiphanies of joy, color, and personal narrative patterns rising with more or less density depending on the periods: characters in nature, human activities, vegetations, a few horses, or brillantly talented portraits that deconstruct the human face to rebuild it with only what amuses or intrigues the painter, resulting in small wonders of relevance, humor, pictorial accuracy and vital energy. Or recently, abstract signs on splendid large size canvas, made of color, peace and joy, quick like scribbles, but with the perfection of color harmonies.

Because, in fact, the supposed antinomy between abstraction and figuration, as some oppose body and soul, besides being a tremendous reduction of the reality of painting, finds one more proof with Coullard that in the end, whether you recognize people or apples or cats in it, or you only see lines and tones, it is always, more or less, stories that are told or that fly around, with some more obvious and some more subtle. Which is why sometimes everything finds itself mixed up with everything, boundaries get blurred by the brush, we see something, and what is it? Well finally it is color, it’s movement, oil paint, a brush stroke: nothing more, and nothing less.

Stories, she has plenty, and today she’s telling us one more at Silicon: in BREAK(FEAST), we are, you are, in a cereal bowl! And following a daydreaming reference to eighteenth century’s porcelain bowls having decorative patterns painted on the inside, here comes a beautiful wall frieze with dragons, as seen from inside this very bowl. And then, because a daydream bounces on one another, arise the memories of Mexican cereal boxes: photos of the Mexican boxes are printed and then pasted on the French ones, these collages are painted, and voilà: cereal boxes in the big cereal bowl, paintings in the installation, or maybe just a large painting that is also a large cereal bowl. Daydream’s pool ball bounces again on an elegance phantasy about the nineteenth century, catches sight of Dorian Gray, and here it is: Wilde’s hero’s taking his breakfast, or has taken it earlier, or maybe he is just about to take it - anyway, look right here: embroidered with his initials, he kindly left us his napkin.

The little ballet is in place, it is up to us now to dance.

Jérémie Gransenne
Lauren Coullard x Sooishi x Silicon IVIalley

Granola Noisette & Abricot et Fleurs
150gr

30 pièces uniques
20. chf